A faire : s’abandonner à Dieu

Parvenir à s’ abandonner à la Providence n’est pas simple. S’ abandonner à l’avenir et à l’action de Dieu dans nos vies, quelle belle et difficile tâche tout à la fois !

Cette capacité de confiance est intimement liée à la joie profonde du chrétien, marqué à jamais par la mort et la résurrection du Christ, la victoire de la Vie sur la mort dès l’origine. De quoi aurions-nous peur puisque la Vie a déjà gagné ?

Faisons confiance, réjouissons-nous donc même lorsque le monde nous paraît devenir si sombre. La mort est déjà vaincue, n’ayons pas peur !…

Prier, absolument.

L’exigence de la prière est aussi absolue que l’exigence du respect de la vie. Il faut prier pour chacun et chacune, sans condition (il faut ainsi prier pour les terroristes de cette semaine qui, selon la conception catholique tout du moins, restent aimés de Dieu, absolument, infiniment). Il faut également respecter la vie humaine sans condition (ainsi, rien, absolument rien, ne saurait justifier les violences et attentats perpétrés cette semaine, au même titre que rien justifie la tendance qu’ont nos sociétés modernes à chercher à administrer la mort légalement).

Ces deux exigences, indissociables l’une de l’autre, sont à mon sens condition de la survie de nos sociétés européennes et, bien au delà, de notre cohésion proprement humaine.