Un beau troisième jour se termine. La météo est bonne : le soleil brille, l’ombre est fraîche, l’air était piquant ce matin. Partie aux alentours de 7h30 de Livinhac, j’ai pu avaler les vingt-cinq kilomètres de façon quasiment ininterrompue jusqu’à Figeac et suis arrivée au gîte suivant aux alentours de 13h. La route était encore différente aujourd’hui, très champêtre, bocagère, avec beaucoup de sentiers situés le plus souvent sous le couvert forestier. Quelques passages sous le soleil qui tape en bord de départementale pour avoir le sentiment de faire quand même des efforts, deux rosaires récités, des rencontres avec des vaches au regard circonspect, quelques brebis, de jolis calvaires croisés en chemin : un vrai bonheur.
Ce qui serait stylé dans le fait d’être sainte (et pourquoi c’est très raisonnable et très logique de souhaiter un truc pareil)
Je parlais dans l’article d’hier de mon désir d’être sainte, que je découvre ces jours-ci plus grand encore que celui de rencontrer un type bien, de fonder nos vies et une famille ensemble un jour. Mais pourquoi ai-je un tel désir dans le cœur ? Et pourquoi me surprends-je à penser que nous devrions en rêver tous autant que nous sommes sur cette Terre ?
Bien sûr, comme tous les catholiques, depuis la plus tendre enfance et les premiers cours de caté, on m’a seriné que « la vocation de tout chrétien, c’est d’être saint ! ». Mais concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ? En ce qui me concerne, être sainte m’a longtemps paru quelque chose de bien peu attrayant, puisqu’en gros, dans les années 90 et 2000, on en parlait de manière soit doloriste, soit exaltée. D’un côté, on s’attardait sur les nombreuses souffrances liées à la sainteté, de l’autre, on détaillait les exploits surnaturels que réalisaient les saints (un peu à la manière de l’hagiographie médiévale). Tout cela sans jamais d’ailleurs réellement rentrer dans ce qui faisait le quotidien, l’intimité et la réalité de leur vie.
Personnellement, je souhaite une vie heureuse, joyeuse et épanouie. Je demande au Seigneur de m’accorder cela tous les jours – et Il le fait d’ailleurs très souvent. Mais j’aimerais aussi être sainte (même si je sais que c’est assez mal parti et que mes péchés sont innombrables…). Je voudrais donc réfléchir à un discours heureux, joyeux et simple sur la sainteté. J’essaierai de développer ce discours en quatre points majeurs dans les jours qui viennent…
Être saint, c’est aimer les autres et être aimé par eux (ou, en tout cas, par la plupart d’entre eux…).
Être saint, c’est être chaque jour plus en adéquation avec soi-même.
Être saint, c’est bien faire les choses.
Être saint, c’est jouir d’une bonne qualité de vie (car oui, je crois fermement que même dans la faim, le froid, la maladie ou la mort, on peut jouir d’une qualité de vie).
Que Dieu soit mon seul guide et ma seule volonté ! Et bonne soirée à tous… 🙂




