A positions extrêmes, il est devenu nécessaire d’apporter des réponses radicales. Nous ne pouvons plus taire la vérité, quand bien même (et surtout si c’est le cas) cela devrait nous coûter notre liberté, voire notre intégrité morale et physique. L’IVG est un meurtre et « un drame » (Simone Veil). Elle l’a toujours été, et le sera toujours.
L’IVG est d’abord le meurtre d’une personne à venir, l’enfant qui commence à se former tout juste dans le sein de sa mère. Mais l’IVG est aussi le meurtre du corps de la femme (et même celui du corps de l’homme qui l’a fécondée), car l’IVG fait entrer la destruction et la mort, l’arrêt d’un processus de vie, dans ce corps, faisant du ventre de la femme « un cimetière ». Notons-le : je cite ici les mots d’une amie, perdue de vue depuis des années, que son avortement avait détruite et tourmentée pendant des mois.
Honte à nous d’avoir fait entrer un acte pareil dans notre Constitution. Honte à ceux qui savent l’horreur qu’est l’IVG et qui militent tout de même pour son existence. Honte à ceux qui pèchent par ignorance. Honte à nous tous, car nous sommes tous responsables de cette attaque symbolique, de cette invasion, dans notre corps civique, d’un crime de masse. Si Dieu existe, un jour, nous devrons en répondre, n’en doutons pas. Humainement parlant, ce sont les générations futures qui vomiront notre héritage, celui d’une civilisation qui a fini par industrialiser et porter au pinacle le meurtre de ses enfants, tout en imposant une telle violence au corps de ses femmes, profitant de l’ignorance de la majorité d’entre elles.